Zen’to dynamise les vendeurs à coup de tablettes, smartphones et miroirs connectés

[Paru le 21/02/2018, dans Les Echos] L’aide à la vente en institut de beauté passe par le maquillage virtuel sur tablette. Pour vendre des lunettes de vue, l’opticien envoie au client des propositions de monture dans un miroir connecté.

« Spécialistes de la géolocalisation out-door, nous avons commencé en 2009 en éditant un logiciel de performance environnementale pour les camions de marchandises, explique Thierry Rudowski, PDG de Zen’to. En 2014, l’enseigne Metro nous a demandé de développer une application de géolocalisation in-door pour tablettes vissées sur des caddies afin d’aider les clients à trouver plus vite les produits recherchés. » À l’époque, l’entreprise employait à peine quatre salariés. « C’est le phygital qui nous a fait décoller avec des Proof of concept (POC) en 2015 et des déploiements dès l’année suivante », reprend le PDG de Zen’to qui réalise de chiffre d’affaires 2017 d’un million d’euros avec onze salariés.

Maquillage virtuel sur tablette

Outre Metro, Zen’to contractualise avec l’enseigne Une heure pour soi (Leclerc) dont les magasins de produits d’esthétique se doublent d’un institut de beauté. « Nous avons intégré dans les tablettes des conseillères beauté des outils d’aide à la vente de produits de soins pour la peau et de produits de maquillage, précise Thierry Rudowski. Nous sommes appuyés sur l’algorithme de reconnaissance de peau de notre partenaire OTSTC afin de construire notre application de maquillage virtuel. » La société a d’ores et déjà déployé cette solution dans une cinquantaine de point de vente. Dix à quinze magasins supplémentaires pourraient être équipés cette année.

Essayage virtuel de lunettes sur miroir connecté

Dans la foulée, ce concept est adapté à l’essayage virtuel de lunettes pour les magasins Leclerc Optique. Avec sa tablette, l’opticien envoie des propositions de montures au client qui, face à un miroir connecté, les compare. « Lorsqu’on a une mauvaise vue, le miroir se révèle très confortable. Rien n’empêche non plus d’essayer des montures physiques, souligne le patron de Zen’to qui a installé 10 systèmes en France, sachant que 200 points de vente sont en ligne de mire. Le miroir connecté permet aussi au client de partager sa photo avec ses proches par MMS ou par mail ou encore sur les réseaux sociaux. Cela aide à confirmer des choix. » Tablette en main et non plus derrière son ordinateur, l’opticien coconstruit le devis avec son client : choix le la monture, des verres et des options sur les verres. Il interroge sa mutuelles et passe la commande. À présent, Zen’to valorise ce savoir faire auprès de Jean-Louis David, côté client sur tablettes pour choisir les coiffures. Et côté coiffeur sur smartphones pour gérer l’historique client, les rendez-vous et la facturation. 400 instituts pourraient suivre…

Erick Haehnsen