Le Bâtiment veut faire bonne impression en 3D

[Paru le 25/06/2018 dans La Tribune]

Poteau Krypton, design algorithmique de chez XtreeE & EZCT, pour la métropole d’Aix-Marseille.
© Lisa Riciotti

Selon Markets and Markets, l’impression 3D en béton d’éléments de construction, de maisons ou d’immeubles devrait générer 56,4 millions de dollars de recettes en en 2021. Argument massue : on imprime une maison moyenne en 3 ou 4 jours au lieu de la construire en deux semaines. A cela s’ajoute la réduction du bruit et des risques sur le chantier – puisqu’on s’affranchit d’échafaudages. De même, la fabrication additive économise de la matière première et limite d’empreinte environnementale. « Compte tenu de ces avantages, Dubaï prévoit à moyen terme que 25 % des constructions seront imprimées en 3D », explique Maxime Trocme, directeur R&D de Vinci Construction qui s’allie aux français XtreeE (impression 3D) et Freyssinet qui construit une usine afin de faire face à cette demande. Reste que l’impression 3D cherche encore ses modèles économiques : faut-il utiliser un complexe de béton alterné avec du polystyrène expansé, du béton de fibres ou, comme l’italien Wasp, des matériaux géosourcés ? Les jeux sont ouverts.

Erick Haenhsen