L’application Aterisc veut prévenir les risques chimiques dans les entreprises artisanales

[Paru le 02/05/17 dans Infoprotection.fr]. Développée par le Centre technique d’application et d’innovation de l’artisanat (CTAI), ce logiciel fournit aux utilisateurs équipés d’un smartphone des informations pour limiter les dangers liés à l’emploi des produits chimiques. Il leur suffit de scanner le code-barre pour voir apparaître les fiches de données de sécurité et les consignes de sécurité à respecter. Par Eliane Kan

Lorsqu’un opérateur utilise une colle, un solvant ou tout autre produit chimique, il n’a pas forcément accès à sa fiche de données de sécurité. D’où l’intérêt d’Aterisc, une application qui rappelle les dangers qui sont liés à l’utilisation des produits chimiques et les équipements de protection individuelle qui sont nécessaires pour se protéger. « Nous avons développé ce logiciel afin d’aider les employeurs à mieux protéger les opérateurs contre les risques chimiques », nous indiquait en avril dernier Thierry Lagouche, réalisateur au Centre technique d’application et d’innovation de l’artisanat (CTAI). Basé à Colmar (Haut-Rhin), ce pôle développe des technologies et de nouveaux usages numériques en direction des entreprises artisanales qu’il a aussi pour mission d’informer, de former et de conseiller. Lors des Journées professionnelles de la construction (JPC) organisées du 19 au 21 avril à Strasbourg par la Confédération de l’artisanat et des petites entreprises du bâtiment (Capeb), le CTAI en a profité pour présenter sa nouvelle application Aterisc.

Plus de 1.200 produits déjà référencés

Disponible pour l’heure en version bêta, ce logiciel vise les artisans peintres, maçons et autres professionnels du bâtiment. Moyennant quelques euros par an, il va assurer la traçabilité de l’usage des produits et favoriser une meilleure interaction entre l’entreprise et les préventeurs. « Son développement a bénéficié du soutien de l’Agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail (Anact) et de la Direction générale des entreprises (DGE) », poursuit Thierry Lagouche qui recensait en avril dernier 1.200 produits référencés dans la base de données Aterisc.
Pour consulter la fiche de données de sécurité (FDS) d’un produit, il suffit juste à l’opérateur  de scanner à l’aide de son smartphone le code-barre de l’étiquette. Dès lors, apparaîtra sur son écran les caractéristiques du produit, et ce, quel que soit le moment ou l’endroit car même en l’absence de réseau, les informations des produits sont consultables sur le terminal. Dernier point, il pourra partager la FDS avec ses collègues dès lors que le réseau sera disponible. Par ailleurs, il est imaginable à terme que les fiches des salariés soient mises – pour consultation – à la disposition du médecin du travail. Ce qui pourra l’aider à faire son diagnostic.

Eliane Kan